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July 10, 2008
Bioniche donne un exposé sur son vaccin bovin contre E. coli O157:H7 au Congrès mondial de buiatrie à Budapest, en Hongrie

June 27, 2008
Bioniche accueille des vétérinaires et des représentants de l'industrie alimentaire dans le cadre d'une conférence de deux jours sur le vaccin contre E. coli O157:H7

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Source: TSX Inc.


Q&A

Questions et réponses à propos de l'approbation au Canada du vaccin de Bioniche E. coli O157:H7

Que signifient les nouvelles de l'ACIA du 22 décembre?

Cela signifie que Bioniche peut fournir son vaccin E. coli O157:H7 aux vétérinaires pour qu'ils l'utilisent chez les bovins au Canada.

Est-ce que cela veut dire que Bioniche peut vendre le vaccin?

Oui. Cependant, la compagnie a des restrictions pour ce qui est du marketing et de la promotion du vaccin, jusqu'à qu'elle obtienne une licence complète.

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Quelles sont ces restrictions?

Les vétérinaires devront présenter une demande officielle par écrit à Bioniche pour le vaccin, ce qui indique qu'ils savent que le produit n'a pas encore une licence complète au Canada et que l'efficacité de ce produit fait toujours l'objet d'investigations. Bioniche obtiendra ensuite la permission de l'ACIA de fournir le vaccin au vétérinaire qui l'a demandé.

Que devez-vous faire à présent pour obtenir une licence complète au Canada?

L'ACIA nous a demandé plus de données sur l'efficacité en ce qui concerne la réduction de l'excrétion d'E. coli O157:H7 dans le purin des bovins vaccinés. Bioniche compte pouvoir fournir ces informations au cours de l'année 2007.

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Pourquoi Bioniche n'a-t-elle pas reçu une licence complète de l'ACIA?

L'ACIA a indiqué qu'elle voulait voir plus de données sur l'efficacité. C'est le premier vaccin de ce type - un vaccin pour les animaux contre une bactérie qui ne rend pas les animaux malades, mais qui peut être très dangereuse pour la santé humaine. Les agents responsables de la réglementation souhaitent s'assurer que l'efficacité soit bien démontrée avant d'octroyer une homologation complète.

Quand peut-on s'attendre à obtenir une licence canadienne complète?

Bioniche pense qu'elle pourra fournir les données demandées, plus tard cette année. Il semble raisonnable de partir du principe qu'une licence complète sera octroyée au Canada dans les quatre mois suivant la soumission.

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Est-il possible d'acheter maintenant le vaccin?

Nous comptons nous assurer qu'il soit disponible pour les producteurs de bovins du Canada, d'ici l'été 2007. L'été est la saison où le taux de prévalence de la bactérie E. coli O157:H7 est le plus élevé. À l'heure actuelle, nous augmentons la production dans notre unité de production de Belleville, en Ontario.

Quel sera le prix de vente de ce vaccin?

Nous avons l'intention de vendre le vaccin à moins de 10 $ par animal. Pour mettre les choses en perspective, une carcasse de bovin pèse environ 600 livres à l'âge adulte, le coût serait donc de moins de 1 cent par livre de bœuf.

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Sera-t-il obligatoire de vacciner les bovins?

Chaque producteur de bovins décidera s'il souhaite vacciner ses bêtes ou non, cependant on s'attend à ce qu'il y ait de fortes pressions pour que cela devienne obligatoire, en raison des foyers liés à la contamination des aliments par cette bactérie, puisqu'il s'agit d'un problème de santé grave pour leurs clients.

En Amérique du Nord, il y a environ 115 millions de bovins, dont 25 millions sont confinés dans des parcs d'engraissement. La population de bovins confinés dans des parcs d'engraissement est le premier marché que nous ciblons.

Combien de doses chaque bovin recevra-t-il?

L'ACIA a autorisé un schéma de traitement de trois doses.

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Comment le vaccin est-il fabriqué, et où?

Le vaccin est fabriqué à Belleville, en Ontario - dans une unité de production appartenant à Bioniche. Nous cultivons la bactérie, puis nous extrayons certaines protéines clés. Ces protéines sont nécessaires pour le mécanisme unique d'attachement utilisé par la bactérie, et le système immunitaire du bovin vacciné produira des anticorps qui nuiront aux protéines d'attachement de la bactérie. Chez un bovin vacciné, la bactérie ne peut ni s'attacher ni se reproduire.

Qu'est-ce qui rend la souche O157:H7 d'E. coli différente des autres bactéries de type E. coli?

Les bactéries Escheria coli (E. coli) sont de organismes qu'il est normal de trouver dans le tractus intestinal de tous les animaux. Il existe des centaines de souches différentes, dont la plupart sont non pathogènes (qui ne causent pas de maladie) pour leur hôte; cependant, certains types entraînent des troubles digestifs et parfois d'autres maladies systémiques importantes.

La variante O157:H7 d'E. coli est une forme mutante qui a acquis une toxine extrêmement puissante d'une autre bactérie : Shigella Dysenteriae. Il existe un certain nombre de théories sur la façon dont cette bactérie a subi une mutation, mais on ne connaît pas la cause exacte. On a trouvé E. coli O157:H7 dans l'intestin de bovins, de cerfs, de chèvres et de moutons en bonne santé.

Le processus d'attachement de la souche O157:H7 est différent de celui des autres souches d'E. coli. Plutôt que de s'attacher à un site récepteur prédéterminé dans l'intestin de l'hôte, cette souche créé son propre site d'attachement - un socle - qui se construit grâce à une modification des protéines. Les bactéries se colonisent sur ce socle et leurs toxines peuvent être libérées directement dans la circulation sanguine. Cela peut entraîner des dommages importants aux organes humains, y compris aux reins, au pancréas et au cerveau.

De quelle manière ce vaccin changera-t-il la situation pour ce qui est de la prévention des foyers de contamination des aliments (par ex. les épinards)?

Ce vaccin est destiné à une utilisation bovine et vise à réduire l'excrétion d'E. coli O157:H7 chez les bovins. On a retrouvé cette bactérie dans des produits frais (pousses de luzerne, laitue, épinards, etc.) et le bassin de contamination est le bovin. La gestion efficace des agents pathogènes consiste en de multiples interventions contre un pathogène. Ce vaccin ne vise pas à remplacer les méthodes utilisées actuellement pour réduire E. coli O157:H7, comme le lavage des peaux, l'utilisation d'étuveurs, etc. dans les unités de traitement des viandes. C'est plutôt la seule intervention avant l'abattage ayant une licence, qui peut être utilisée à la ferme.

Qui achètera et administrera ce vaccin?

Le vaccin sera vendu aux vétérinaires, ces derniers pourront l'administrer eux-mêmes ou superviser l'administration de la vaccination. Le vétérinaire doit passer le coût du vaccin au producteur.

Quel était le problème à propos d'une vaccination accidentelle de la personne administrant le vaccin?

Le vaccin est réglementé par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA), en consultation avec Santé Canada. Santé Canada a fait part de sa préoccupation à propos des risques possibles sur la santé associés à l'injection accidentelle du vaccin à la personne qui l'administre. Afin de fournir les données requises à l'ACIA, Bioniche a accepté de mener une étude supplémentaire sur l'innocuité animale. La compagnie a trouvé des informations publiées sur un modèle de porcelet, sur lequel elle a mené une étude. Les données provenant de cette étude ont été présentées à l'ACIA et à Santé Canada pour qu'ils les examinent. Le 7 décembre, Santé Canada a avisé l'ACIA que leur conclusion montrait qu'il n'y avait aucun risque significatif de toxicité associé à l'auto-injection accidentelle du vaccin à la personne administrant le vaccin.

J'ai cru comprendre que Bioniche a participé à une étude sur un vaccin pour E. coli O157:H7 dans l'ouest du Canada en 2002 et que les résultats n'ont pas été concluants. Pouvez-vous m'en dire davantage?

Cette étude a été menée avec un des premiers prototypes du vaccin, et la méthode de fabrication du vaccin et le profil des protéines utilisé étaient nettement différents du prototype plus avancé du vaccin testé par la University of Nebraska-Lincoln. La méthode utilisée au départ a été abandonnée, car on s'est aperçu que vraisemblablement elle détruisait les protéines qui étaient essentielles pour l'efficacité du vaccin. Nous utilisons à présent une méthode où les protéines sont conservées et efficaces. Lorsqu'on développe un vaccin, il est courant de travailler avec différents prototypes au fil du temps.

Comment ce vaccin a-t-il été développé?

Le docteur Brett Finlay de la University of British Columbia (UBC) a fait la découverte scientifique d'origine qui a mené au développement du vaccin. Il effectuait des recherches de base en laboratoire en 1995, lorsqu'il a fait deux découvertes fondamentales : que la bactérie E. coli O157:H7 sécrétait des protéines, et que, une de ces protéines, lorsqu'elle était injectée directement dans la paroi intestinale, servait de récepteur auquel la bactérie adhérait, ce qui lui permettait de coloniser l'intestin.

Le docteur Finlay a réalisé qu'il était sans doute possible d'immuniser contre les protéines d'attachement de la bactérie. Au départ, il lui a semblé que cela pourrait être utile pour les vaccins de l'enfance. Par la suite, il a considéré qu'un vaccin pour bovins serait une meilleure idée à exploiter. Il a donc contacté la Vaccine and Infectious Diseases Organization (VIDO) de la University of Saskatchewan pour l'aider à fabriquer des protéines sécrétées pour immuniser les bovins.

Bioniche Life Sciences, par l'intermédiaire du Canadian Bacterial Diseases Network (CBDN), est devenu le partenaire commercial sur la recommandation du docteur Dragan Rogan, vice-président de la division Animal Health Research de Bioniche, qui a vu le potentiel offert par ce vaccin et sa nécessité. Le partenariat entre UBC, VIDO, le Alberta Research Council et Bioniche, sous la direction du docteur Rogan et de son équipe, a permis de développer le vaccin.

s Pour ce qui est du financement, Bioniche Life Sciences a obtenu un contrat (prêt remboursable) avec Partenariat technologique Canada (PTC) en 2001, pour développer le vaccin. PTC a accepté de faire une contribution de 7,6 millions de dollars canadiens pour ce projet.

Cherchez-vous à faire homologuer ce vaccin ailleurs dans le monde?

Oui, nous cherchons à le faire. Un certain nombre de données ont été envoyées au United States Department of Agriculture (USDA), afin qu'il puisse les examiner. Le USDA est l'organisme de réglementation américain pour le vaccin. Nous avons également l'intention de déposer des demandes d'homologation en Europe et dans d'autres pays qui ont une population bovine importante.

Ce vaccin sera-t-il efficace contre d'autres souches d'E. coli, que la O157:H7?

Si la souche utilise le même mécanisme d'attachement que l'E. coli O157:H7, nous nous attendons à ce que notre vaccin soit efficace. À l'heure actuelle, nous menons des études pour évaluer la situation.

Ce vaccin pourrait-il être utilisé chez d'autres bovins que ceux abattus pour leur viande?

Étant donné que certains des foyers de maladie, dus à cette bactérie, viennent de produits d'origine alimentaire qui peuvent être retracés et que cette contamination provient de bovins non élevés pour leur viande, ce vaccin pourrait être utilisé pour les vaches laitières et les vaches et leurs veaux pour réduire la quantité d'E. coli O157:H7 dans leur purin. De plus, il a été démontré que certains foyers humains étaient liés à une exposition lors de la visite d'étables et de zoo pour enfants, ce qui montre qu'une autre catégorie de bovins devrait être vaccinée.

 

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