
Alvaro Morales, MD
Alvaro Morales, M.D., est professeur au département d’urologie et d’oncologie de Queen’s University à Kingston en Ontario, et urologue à l’hôpital général de Kingston. Le docteur Morales a été investigateur principal dans le cadre de plusieurs études cliniques de Bioniche liées à l’utilisation du complexe ADN de la paroi cellulaire mycobactérienne pour le traitement des cancers de la vessie et de la prostate et à l’utilisation d’acide hyaluronique pour le traitement de la cystite interstitielle.
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Ces derniers temps, on porte beaucoup d’attention au vieillissement de la population Êtes-vous préoccupé par ce problème? |
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Laissez-moi d’abord définir ce que l’âge moyen signifie pour moi. Lorsque j’avais 40 ans, je pensais que l’âge moyen se situait vers 60 ans. Puis quand j’ai eu 60 ans, je pensais que l’âge moyen correspondait à environ 70 ans. Cela montre que les choses changent. Mais la question du vieillissement de la population est une préoccupation grave. Surtout que d’après les statistiques des Nations Unies, la population plus jeune est en diminution, c’est-à-dire ceux de moins de 15 ans. Si cette tendance continue, nous allons faire face à un réel déséquilibre d’ici 15 à 20 ans. Il y aura proportionnellement une très vaste population composée de personnes plus âgées qui seront relativement en bonne santé par rapport à leurs parents et à leurs grands-parents et une plus faible population de travailleuses et de travailleurs plus jeunes pour subvenir à leurs besoins. Je pense que les gouvernements ne savent pas du tout ce qui les attend, et ils ne se préparent pas. Nous ne voyons aucunes mesures en place pour faire face à ce gigantesque problème devant lequel nous allons bientôt nous trouver. |
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Quel genre de conditions génito-urinaires diagnostiquez-vous chez les personnes plus âgées? |
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On retrouve les problèmes habituels, comme l’élargissement de la prostate. C’est extrêmement courant. Tout homme âgé de plus de 40 ans est atteint d’une sorte d’hypertrophie bénigne de la prostate, aussi appelée HBP. Cette condition n’est pas toujours symptomatique et ne nécessite pas forcément un traitement, mais tout le monde en sera atteint. Et si nous vivons suffisamment longtemps, vers l’âge de 80 ans, sans doute 90 % des hommes seront atteints d’un cancer de la prostate. C’est une réelle épidémie. Dans le passé, on pensait qu’il fallait systématiquement traité un cancer de la prostate, sinon la personne mourrait. Les études récentes montrent qu’un grand nombre de ces cancers sont plutôt bénins, et qu’un grand nombre des hommes atteints d’un cancer de la prostate mourront vraisemblablement d’autres causes, et non de leur cancer de la prostate. D’autres cancers comme celui de la vessie et du rein sont des affections malignes plus courantes au-delà de l’âge moyen. Il est clair que l’augmentation du vieillissement de la population entraînera une augmentation générale de leur fréquence.
Avec l’arrivée du sildénafil ou Viagra, les hommes ont commencé à sortir de leur coquille et à se plaindre de dysfonctionnement sexuel. Pas seulement de dysfonctionnement érectile, mais aussi de toutes sortes de dysfonctionnement sexuel : incapacité à avoir ou maintenir une érection, éjaculation précoce, difficulté avec le désir, etc. Cela continuera à être un problème considérable.
Un autre domaine qui, selon moi, est très important est le problème de l’insuffisance hormonale chez les hommes qui vieillissent. On observe fréquemment une baisse de production de testostérone, bien que cela ne soit pas systématique. De nombreux hommes vivent pendant des années sans avoir d’insuffisance, mais habituellement, vers l’âge de 40 ans, la production de testostérone baisse d’environ 1 % par an. Pour un grand nombre d’entre eux, cela devient un problème. Les symptômes sont caractéristiques du manque de testostérone : apparition de sueurs, irritabilité, gain de poids, perte des cheveux, dépression, difficultés de la fonction sexuelle, en particulier le manque de désir, et les érections de mauvaise qualité. Le traitement des insuffisances hormonales de l’homme porte à la controverse, et l’abus et l’utilisation d’hormones représentent un réel problème, comme celui des personnes traitées sans qu’il y ait eu de diagnostic en bonne et due forme ou encore des personnes ne faisant l’objet d’aucun suivi. Il s’agit là d’un domaine qui prendra de l’expansion au cours des prochaines années.
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Chez les femmes qui vieillissent, quel genre de conditions diagnostiquez-vous? |
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Bien sûr, les femmes atteignent la ménopause, et l’hormonothérapie substitutive est aussi un sujet qui porte à la controverse chez la femme. Du point de vue purement urologique, un des problèmes que nous rencontrons assez souvent est celui de la cystite. Ce problème ne se rencontre pas seulement chez les femmes plus âgées; il peut aussi survenir chez les femmes jeunes ou d’âge moyen. Il existe cependant un certain nombre de conditions qui se retrouvent plus couramment chez les femmes plus âgées, comme l’incontinence urinaire. Celle-ci peut être de type léger, avec quelques gouttes par-ci par-là. Certaines femmes sont très dérangées par la moindre fuite urinaire. À l’autre extrême, il y a l’incontinence totale qui force la femme à porter une serviette hygiénique tout le temps. L’incontinence touche aussi bien les hommes que les femmes, mais la situation est bien plus difficile pour les femmes. C’est un problème grave. Il nécessite d’énormes ressources et d’importantes dépenses en frais médicaux. |
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Passons maintenant au cancer de la vessie qui représente un intérêt commun pour Bioniche et pour vous. Pouvez-vous décrire la maladie et sa fréquence? |
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Le cancer de la vessie dénote une tumeur très intéressante. Il ne s’agit pas de la plus courante des affections malignes. En importance, elle se situe au cinquième ou sixième rang en Amérique du Nord, et probablement dans le monde. C’était un des premiers cancers pour lequel il a été possible d’établir un lien très clair entre l’exposition à un carcinogène, en général des produits chimiques, et le développement de cette tumeur. Plus tard, la consommation de tabac, c’est-à-dire le fait de fumer, a aussi été identifiée clairement comme étant une cause d’apparition d’un cancer de la vessie. Les chiffres augmentent régulièrement, mais le cancer de la vessie ne représente pas l’épidémie que nous observons pour le cancer de la prostate. Je pense que cela s’explique en partie par le fait que nous possédons de meilleures méthodes diagnostiques pour le cancer de la prostate. Cependant, le cancer de la vessie est en augmentation régulière, en particulier dans les pays industrialisés. C’est plus souvent une maladie d’homme que de femme; elle apparaît chez les personnes d’âge moyen et particulièrement après l’âge de 65 ans.
Le symptôme le plus courant du cancer de la vessie est la présence de sang dans les urines. Heureusement, la plupart des patients qui sont atteints d’un cancer de la vessie remarquent la présence de sang dans leur urine, ce qui est une situation plutôt inquiétante. Ils consultent donc très rapidement leur médecin. Le diagnostic est posé relativement rapidement chez la plupart des gens. Les tumeurs sont alors encore superficielles, à un stade où il est facile de les traiter et plus facile de les guérir que les tumeurs à un stade plus avancé qu’on trouve dans d’autres conditions.
D’autres renseignements pour vous et votre famille sur le cancer de la vessie
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Comment soigne-t-on le cancer de la vessie? Quel est le traitement habituel? |
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Une fois que le diagnostic de cancer de la vessie est posé, tout dépend du genre de tumeur trouvée, de la profondeur de l’infiltration de la tumeur dans la paroi de la vessie, et de l’ampleur de la tumeur dans la vessie. En général, les patients ont plusieurs petites tumeurs qui sont faciles à éliminer. Le problème dans le cas du cancer de la vessie, c’est que même si le meilleur des chirurgiens enlève toutes les tumeurs, ces tumeurs ont tendance à revenir. Environ 60 % à 70 % reviendront à nouveau au cours des deux années qui suivent. Par conséquent, ces patients doivent faire l’objet d’un suivi attentif. Ils doivent être vus au moins une à deux fois par an pendant environ dix ans. Si, après dix ans, il n’y a pas de récidive, je considère qu’il est peu probable que la tumeur revienne, et le suivi peut être interrompu.
Il existe une autre sorte de tumeur de la vessie appelée carcinome in situ. Elle est superficielle et recouvre simplement la muqueuse de la vessie, mais elle est très dangereuse car elle a tendance à progresser rapidement de façon subite en infiltrant la vessie et en s’étendant à l’extérieur de la vessie; elle devient alors incurable. Il est possible de la traiter, mais il est impossible d’en guérir.
Au début des années 70, l’immunothérapie est devenue de plus en plus populaire, et de nombreuses personnes ont essayé divers types d’agents ayant des effets immunothérapeutiques. Certains d’entre eux se sont montrés efficaces pour soigner des leucémies et des lymphomes, mais pour les tumeurs solides, il n’y avait en fait aucun traitement disponible. Les critères nécessaires pour que l’immunothérapie fonctionne avec un composant appelé BCG, ou bacille de Calmette-Guérin, ont été établis au début des années 70 par un groupe de chercheurs travaillant au National Cancer Institute des États-Unis. Nous avons commencé à effectuer des expériences et il s’est avéré qu’il s’agissait d’un traitement efficace. Le BCG prévenait extrêmement bien les récidives, mais il traitait encore mieux le carcinome in situ. Avant l’arrivée du BCG, le seul traitement disponible était l’ablation de la vessie. Environ 70 % des personnes atteintes d’un carcinome in situ répondent très bien au traitement.
Cependant, dans le cas du BCG, le problème est qu’il s’agit d’une bactérie vivante. Lorsque vous placez une bactérie vivante à l’intérieur de la vessie, elle peut se répandre systématiquement et entraîner une septicémie, qui peut être fatale. Cela ne se produit pas souvent, mais lorsque cela arrive les patients deviennent très malades. Nous nous sommes donc demandés si nous pouvions utiliser le même BCG, mais pas en tant que bactérie vivante. Que se passerait-il si nous réussissions à la tuer? Différents groupes de chercheurs étudiaient la question. Ils irradiaient le BCG, le séparaient en divers fragments, le tuaient en le chauffant, en le mélangeant à des produits chimiques, etc. Une fois que la bactérie était tuée, elle semblait avoir perdu toute efficacité. |
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À ce moment là, avez-vous commencé à chercher d’autres solutions? |
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Oui, nous avons continué nos recherches mais à un rythme beaucoup plus lent. Nous avons alors trouvé une compagnie qui s’appelait Vetrepharm, à London en Ontario, qui travaillait sur un produit vétérinaire à l’aide de paroi cellulaire mycobactérienne, et non à partir du BCG, qui est une mycobactérie des bovins. Il s’agissait du mycobacterium phlei, une mycobactérie différente. Cette compagnie avait développé un produit qui semblait assez efficace pour le traitement des tumeurs chez les chevaux, les chiens et les chats, si je me souviens bien. Je me suis arrangé pour obtenir un petit échantillon que j’ai conservé au réfrigérateur pendant quelques mois. Un jour, nous avons contacté Vetrepharm et nous leur avons dit que nous voulions chercher à savoir si leur produit pourrait avoir une application dans le cadre d’études sur les humains. La première chose que nous avons donc faite a été de répéter le modèle d’origine que nous avions utilisé pour prouver l’efficacité du BCG, mais à l’aide de ce nouveau composant. À notre grande surprise, il s’est montré aussi efficace que le BCG. Je n’en revenais pas, car à cette époque la norme disait qu’il fallait obligatoirement une bactérie vivante pour que le BCG soit efficace. Le produit en question était constitué de fragments de paroi cellulaire de M. phlei. Il n’y avait aucune bactérie vivante, mais cela a marché extrêmement bien. Et c’est ainsi que nous avons commencé à travailler avec la petite compagnie qui est devenue par la suite Bioniche, et ce composant s’appelle à présent le complexe ADN de paroi cellulaire mycobactérienne.
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Parlez-nous maintenant des études dans le cadre desquelles vous avez utilisé le complexe ADN de paroi cellulaire mycobactérienne pour traiter le cancer de la vessie chez les humains. |
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Après avoir terminé la révision déontologique, nous avons effectué une étude de phase I pour traiter un petit nombre de patients et vérifier l’efficacité du produit. Cela semblait sûr et efficace. Nous sommes ensuite passé à des études de phase II en administrant des doses de 4 mg, qui est une faible dose, calculée en fonction de l’efficacité de ce composant à tuer des cellules tumorales in vitro. Les études comprenant l’administration de 4 mg ont alors pris fin. Les études dans le cadre desquelles la dose était doublée à 8 mg, ont aussi pris fin. Les résultats semblent être une réponse claire à l’augmentation de la dose en ce qui concerne l’efficacité du médicament. Les effets secondaires augmentent également entre les doses de 4 mg et de 8 mg. Par conséquent, on a décidé que la dose de 8 mg correspondrait à la dose supérieure qu’on utiliserait à l’avenir. Un des aspects formidables du complexe ADN de paroi cellulaire mycobactérienne, qui m’enthousiasme, est son innocuité. Chez certains patients, les effets secondaires sont des réactions de type pseudo-grippal, faible fièvre et autres. Mais les dangers et la peur associés au BCG ont complètement disparus. |
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Si on regarde vers l’avenir, comment se déroulera la phase III des essais cliniques, ce qui ne saurait tarder? |
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Le protocole visant la phase III des essais est terminé et, à l’heure actuelle, les organismes de réglementation l’examinent. Ce sera une vaste étude internationale clé réunissant plus de 300 patients. Il y aura des centres en Amérique du Nord, au Canada et aux États-Unis, ainsi que dans toute l’Europe. Les centres les plus connus travaillant sur le cancer de la vessie depuis de nombreuses années prennent part à cette étude. Je suis emballé par cette étude, mais en même temps j’ai des papillons dans l’estomac. C’est toujours comme cela avec la recherche. Vous ne savez jamais ce qui va se passer, mais cette étude devrait répondre à toutes nos questions. Je suis confiant quant au succès de ce travail.
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Plus tôt, vous avez parlé du cancer de la prostate. Il semble qu’il soit possible d’utiliser aussi le complexe ADN de paroi cellulaire mycobactérienne pour le traitement du cancer de la prostate. |
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Oui. Le cancer de la prostate est l’affection maligne la plus courante chez l’homme. Chaque fois que vous regardez autour de vous, il y a un ami ou un parent qui a fait l’objet d’un diagnostic de cancer de la prostate. Nous avons effectué quelques études cliniques qui montrent qu’il est en fait possible d’injecter le complexe ADN de paroi cellulaire mycobactérienne directement dans les tissus chez l’humain, sans qu’il y ait d’effets secondaires graves. Il y a eu une petite étude de phase I pour démontrer l’innocuité chez les hommes qui allaient subir une prostatectomie et qui ont accepté d’avoir une injection de complexe ADN de paroi cellulaire mycobactérienne dans la prostate avant leur opération. Ils ont fait preuve d’une grande bravoure, et nous devons remercier toutes les personnes qui ont accepté de participer à ces études. Il a été clairement montré que ce composant est très sûr. Sera-t-il efficace contre le cancer de la prostate? Nous devons attendre pour savoir ce qui se passera. Ce que nous savons à présent, c’est que ce composant est sûr. Sera-t-il plus difficile de l’administrer dans la prostate que dans la vessie? Bien sûr, cela sera bien plus difficile. Dans la vessie, il suffit de placer un petit cathéter urétéral chez l’homme ou chez la femme. Dans le cas de la prostate, il faudra l’administrer par une sorte d’injection en utilisant une des voies courantes, mais la possibilité de succès est énorme, et l’avantage pour l’homme d’âge moyen ou plus âgé, pourrait être immense. |
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Comment définiriez-vous votre relation de travail avec Bioniche au fil des années? |
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Ma relation de travail avec Bioniche a toujours été très positive. Un des avantages de travailler pour une plus petite compagnie est que vous pouvez vraiment traiter directement avec les gens à un niveau personnel. Je n’hésiterais pas à téléphoner au président ou à l’un des cadres dirigeants, si cela était nécessaire, et je sais que j’obtiendrais une réponse à ma question. Dans les grosses compagnies, le problème est qu’il faut traverser différents niveaux de hiérarchie, et cela peut prendre un temps fou pour obtenir une réponse. Je pense que c’est une des raisons pour lesquelles nous avons réussi à travailler rapidement au développement du complexe ADN de paroi cellulaire mycobactérienne. Cela a pris quelques années, mais les choses ont avancé en douceur.
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«Il y a dix ans, l'AUA a identifié des conditions importantes liées à cette spécialité. Ainsi, les cancers urologiques, l'incontinence urinaire, l'élargissement de la prostate, et la dysfonction érectile ont été reconnus parmi d'autres comme présentant un intérêt particulier. Toutes ces conditions sont courantes dans les populations vieillissantes. La croissance de ce segment représente le plus important défi touchant les soins de santé de ce quart de siècle, et au-delà.»
Commentaires du docteur Morales lors d'une présentation au 26e congrès de la Société Internationale d'Urologie qui s'est tenu à Stockholm en 2002
«Et si nous vivons suffisamment longtemps, vers l'âge de 80 ans, sans doute 90 % des hommes seront atteints d'un cancer de la prostate. C'est une réelle épidémie.»

«Le traitement des insuffisances hormonales de l'homme porte à la controverse, et l'utilisation abusive d'hormones représente un réel problème.»

«Un des problèmes que nous rencontrons assez souvent est celui de la cystite. Ce problème ne se rencontre pas seulement chez les femmes plus âgées; il peut aussi survenir chez les femmes jeunes ou d'âge moyen.»

«Le cancer de la vessie ne représente pas l'épidémie que nous observons pour le cancer de la prostate. Je pense que cela s'explique en partie par le fait que nous possédons de meilleures méthodes diagnostiques pour le cancer de la prostate.»

«Le problème dans le cas du cancer de la vessie, c'est que même si le meilleur des chirurgiens enlève toutes les tumeurs, ces dernières ont tendance à revenir.»

«Lorsque vous placez une bactérie vivante à l'intérieur de la vessie, elle peut se répandre systémiquement et entraîner une septicémie, qui peut être fatale.»

«À cette époque, la norme disait qu'il fallait obligatoirement une bactérie vivante pour que le BCG soit efficace. Le produit en question était constitué de fragments de paroi cellulaire de M. phlei. Il n'y avait aucune bactérie vivante, mais cela a marché extrêmement bien.»
«Un des aspects formidables du complexe ADN de paroi cellulaire mycobactérienne, qui m'enthousiasme, est son innocuité… Mais les dangers et la peur associés au BCG ont complètement disparus.»
«Nous avons effectué quelques études cliniques qui montrent qu'il est en fait possible d'injecter le complexe ADN de paroi cellulaire mycobactérienne directement dans les tissus chez l'humain, sans qu'il y ait d'effets secondaires graves.»
«La possibilité de succès est énorme, et l'avantage pour l'homme d'âge moyen ou plus âgé, pourrait être immense.»
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